Mondial-2018 : tapis rouge prêt pour l'Allemagne, l'ambiance monte

12 juin 2018 - 18 vues

Qui n’est pas encore en Russie ? L’Allemagne, tenante du titre, et l’Angleterre, le pays qui a inventé le football, sont attendues ce mardi, à deux jours du coup d’envoi du Mondial-2018 alors que l’ambiance commence à monter.

Ca y est, il y a comme un parfum de Coupe du monde : les spots défilent sur les TV russes (images des villes hôtes entrecoupées par Cristiano Ronaldo entrant sur le terrain), tandis que supporters mexicains et argentins rivalisent de chants aux abords de la Place Rouge et du Kremlin.

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Les Argentins espèrent que ça se finira mieux cette fois. Il y a quatre ans, un soir de juillet, dans une finale de Coupe du monde étouffante à Rio : Mario Götze, avec un but à la 113e minute, offrait à la Mannschaft sa quatrième étoile (1-0 a.p). Lionel Messi, à l’image de son Argentine battue, était tête baissée, les mains sur les hanches, au coup de sifflet final.

C’est dans l’après-midi, ce mardi, que l’avion des Allemands est attendu dans la capitale russe. L’attente, elle est également énorme en Allemagne: Joachim Löw (58 ans) peut devenir en Russie le premier coach depuis la seconde guerre mondiale à remporter deux Coupes du monde d’affilée. Le seul à l’avoir fait avant lui est l’Italien Vittorio Pozzo, en 1934 et 1938… une autre époque !

Jeu des pronostics

A deux jours du match d’ouverture Russie – Arabie Saoudite, jeudi à Moscou (15h00 GMT) dans le célèbre stade Loujniki qui a fait peau neuve, tout le monde joue au petit jeu des pronostics.

Comme la banque Goldman Sachs qui a tenté d’adapter ses savants modèles économiques à un football bourré d’incertitudes. Résultat ? “Le Brésil va gagner sa 6e Coupe du monde en battant l’Allemagne le 15 juillet en finale”, assène l’organisme financier américain qui se base sur pas moins de “200.000 modèles” de “machine learning” (apprentissage automatique), exploitant des “données sur les caractéristiques des équipes, les joueurs, les performances récentes”, etc…

Et la France s’en sort aussi plutôt bien: le vice-champion d’Europe a d’ailleurs, selon Goldman Sachs, “une probabilité plus grande que l’Allemagne de gagner le Mondial” (11,3% contre 10,7%) mais pâtit d’un tableau épineux le confrontant à l’ogre brésilien dès les demi-finales, un obstacle fatal après avoir battu l’Espagne en quarts.

“Aussie, go, go go”

Les Bleus débuteront leur parcours le 16 juin par l’Australie qui a profité d’une belle ambiance à Kazan pour son entraînement lundi, avec 3.500 fans aux cris de “Aussie, go, go go”.

Et l’Angleterre ? Les Trois Lions ne sont pas cités parmi les favoris: le passé ne plaide pas pour eux. Ils ont été éliminés dès le premier tour du Mondial brésilien il y a quatre ans et en 8es de finale par l’Islande à l’Euro-2016 en France.

Sans oublier quelques épisodes rocambolesques: piégé par la presse qui avait enregistré une discussion à son insu, Sam Allardyce avait perdu son poste de sélectionneur en septembre 2016, 67 jours seulement après sa nomination. On l’entendait notamment sur cet enregistrement expliquer tranquillement comment contourner les règles de la Fédération anglaise en matière de transferts…

Cette fois, le pays a mis son sort entre les mains de Gareth Southgate, technicien de 47 ans au physique de gendre idéal. Avec lui sur le banc et Harry Kane sur le terrain, la sélection nationale anglaise peut-elle sortir de l’ombre de la Premier League, son richissime championnat ?

AFP

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